En bref
Bandeau Courtage en Crédit : première fédération professionnelle des IOBSP (intermédiaires en opérations de banque et services de paiement)

Convention Agent Mandataire France 2026 : un réseau qui revient à l’humain

Convention Agent Mandataire France 2026 : un réseau qui revient à l’humain LEMEDIA.IMMO

« Se retrouver pour avancer ensemble. » Le mot d’ordre affiché en ouverture de la convention AMF 2026

19 oct. 2026 · @Jérôme Armand

Le 8 octobre 2026, le réseau Agent Mandataire France (AMF) réunissait ses mandataires pour sa convention nationale. Une journée placée sous le signe de l’exigence professionnelle, de l’intelligence artificielle… et surtout de la rencontre. lemedia.immo y était, micro en main.

« Se retrouver pour avancer ensemble. » Le mot d’ordre affiché en ouverture résume bien l’esprit de cette convention. Créé et animé par Philippe Benardeau, Agent Mandataire France s’apprête à souffler ses 15 bougies. Quinze années à accompagner des projets immobiliers, avec une conviction qui n’a pas varié : un réseau de mandataires ne vaut que par la qualité des femmes et des hommes qui le composent.

Pour un réseau dont les membres travaillent aux quatre coins de la France, souvent seuls sur leur secteur, ce rendez-vous annuel n’a rien d’un luxe. C’est le moment où l’on met un visage sur une voix entendue au téléphone, où l’on partage ses réussites comme ses doutes, et où l’on repart avec un cap commun.

Expertise, éthique, innovation : le cap 2026-2027

La plénière de l’après-midi, réservée au réseau, a d’abord regardé dans le rétroviseur, avec la genèse d’AMF et une vidéo rétrospective de ces quinze années. Puis place à la photographie du réseau en 2026 et aux sujets qui ont marqué l’année : le poids des portails, l’irruption de l’IA, une réglementation toujours plus dense, l’encadrement de la prospection téléphonique et, bien sûr, un marché qui reste exigeant.

Face à ces mutations, la Philippe a posé son cap pour 2026-2027 autour de trois piliers : expertise, éthique et innovation. Le tout résumé dans une signature, « l’excellence en réseau ».

Ce positionnement prend corps dans une charte de douze engagements envers les clients.

Parmi eux : estimer un bien pour le vendre, pas pour décrocher le mandat

Qualifier les acquéreurs avant de faire visiter

Rester l’interlocuteur du vendeur jusqu’à la signature définitive

Mettre la technologie au service de l’humain.

Et, sans doute le plus audacieux, conseiller avec franchise, même lorsque la réponse déplaît.

La convention a aussi été l’occasion de saluer les performances: Top 10 et Top 3 .

Du réseau à son écosystème

Après la pause café, la plénière s’est élargie aux partenaires et invités. Un fil rouge s’est vite dessiné : gagner du temps sur l’administratif pour en rendre au client.

Sophie Periou, directrice générale de Monemprunt.com, accompagnée de la courtière Najat Deschamps, a défendu l’idée qu’il faut qualifier avant de vendre. Avec un taux moyen de 3,69 % sur 25 ans (contre 1 % en 2021), cinq minutes de simulation de capacité d’achat peuvent changer le sort d’un mandat. Le courtage pèse désormais 40 % du crédit immobilier, contre 29 % il y a dix ans.

Chez Apimo, Romain Hennequin a présenté Pimo, un assistant virtuel intégré au CRM : le négociateur dicte en sortant de son rendez-vous, et la fiche contact, le bien et le rendez-vous d’estimation sont créés d’un coup.

Léo Bouyssou, cofondateur d’easyVirtual.tours, a fait ses calculs : trois visites inutiles coûtent environ 150 €, soit le prix d’entrée d’une visite virtuelle. Son message : le virtuel ne remplace pas la visite physique, il la réserve aux acheteurs déjà convaincus.

Plus prospectif, le duo de Syllabs, Claude de Loupy, docteur en intelligence artificielle, et Bilal Toufir, a rappelé que le vendeur ne cherche plus seulement sur Google : il interroge ChatGPT. Là où un moteur affiche dix liens, une IA cite trois noms. Pour en faire partie, trois réflexes : des avis qui mentionnent le quartier, un vrai ancrage local et une identité cohérente sur tous les supports.

Enfin, Tom Delaey, fondateur des Petits Génies de l’immobilier, groupe LinkedIn de plus de 56 000 membres, a remis l’humain au centre avec quatre verbes : rencontrer, partager, recommander, cultiver.

Les mandataires, l’autre visage du réseau

Mais une convention, ce sont d’abord celles et ceux qui la font vivre. Entre deux interventions, à l’apéro networking ou autour du dîner, j’ai tendu le micro de lemedia.immo à des mandataires venus de toute la France. Des profils variés, des parcours souvent atypiques, des marchés locaux très différents, mais un même attachement à ce réseau à taille humaine.

Ce qui frappe, au fil de ces échanges, c’est que le discours de la direction trouve un écho direct sur le terrain. L’éthique, la transparence, le conseil franc : ces mots ne restent pas sur une diapositive, ils décrivent le quotidien de mandataires qui savent que leur réputation se joue vente après vente, dans leur quartier.

Revenir à l’humain

La journée s’est prolongée bien après les présentations : photo de groupe, apéro, comedy club, dîner décontracté, et même une soirée clubbing « pour les plus déterminés ». Une manière de rappeler qu’un réseau se construit aussi dans ces moments informels, où l’on apprend à se connaître et à se faire confiance.

La diapositive de clôture tenait en trois mots : « Revenir à l’humain ». À l’heure où l’IA remplit les fiches, rédige les annonces et répond aux vendeurs, le message d’Agent Mandataire France est clair. La technologie est un levier, pas une fin. Ce qui fera la différence demain, comme il y a quinze ans, c’est la qualité de la relation entre un professionnel et son client.

Rendez-vous l’an prochain, pour une convention qui marquera cette fois officiellement les 15 ans du réseau.

lemedia.immo

https://www.agentmandataire.fr/

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre email n'est jamais affiché publiquement et sert uniquement à la gestion de ce commentaire, sauf si vous cochez la case newsletter ci-dessus. Politique de confidentialité.