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SAFTI table sur 900 000 ventes en 2027 et sur des acquéreurs prêts à s’adapter

SAFTI table sur 900 000 ventes en 2027 et sur des acquéreurs prêts à s’adapter LEMEDIA.IMMO

À l’Assemblée nationale, Gabriel Pacheco et Marc Brimeux co-fondateurs de SAFTI, prévoient 900 000 ventes en 2027, portées par des acquéreurs confiants prêts aux compromis.

Le 2 novembre, à l’Assemblée nationale, le réseau SAFTI a présenté son bilan 2026 et ses perspectives 2027, en ouverture de la Semaine de l’Immobilier et du Logement. Gabriel Pacheco, président, et Marc Brimeux, directeur réseau, ont présenté leurs chiffres devant Annaïg Le Meur, députée et présidente du Conseil national de l’habitat, et Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement. Henry Buzy-Cazaux animait les débats.

Une conférence au cœur du débat législatif

Le lieu et le moment ont été bien choisis. La conférence s’est tenue à l’Assemblée nationale quelques jours avant l’examen en séance du projet de loi de relance et de décentralisation du logement, prévu à partir du 17 novembre. Annaïg Le Meur, députée du Finistère, en est la rapporteure, et c’est elle qui parrainait l’événement. Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, en était l’invité d’honneur. Le grand témoin et animateur était Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du management des services immobiliers (IMSI) et membre du Conseil national de l’habitat.

Pour la députée, le logement fait partie des rares sujets qui réunissent au-delà des clivages. « On va vers une loi pragmatique, avec des outils puissants pour le logement des Français », a-t-elle affirmé. Selon elle, l’examen en commission s’est déroulé dans la sérénité et a enrichi le texte venu du Sénat.

2026 : un marché en léger repli mais résilient

Le marché de l’ancien a connu un rebond en 2025, avec 952 000 ventes. Il devrait finir 2026 autour de 920 000 transactions, selon les Notaires, soit un recul d’environ 3 %. Il reste toutefois bien au-dessus de son point bas de 2024, qui était de 845 000 ventes. SAFTI fait mieux que le marché : le réseau annonce 30 000 ventes en 2026, en hausse de 5 %, soit huit points au-dessus de la tendance nationale.

Les indicateurs du réseau sont restés stables sur l’année. Une maison s’est vendue en moyenne 1 932 € le m² et un appartement 3 150 € le m². Il a fallu environ 112 jours entre le mandat et le compromis pour une maison, et 108 jours pour un appartement. La marge de négociation a été de 4,8 % sur les maisons et de 3,7 % sur les appartements. Pour Gabriel Pacheco, tout se joue sur le terrain : savoir estimer au juste prix et mener une négociation réaliste.

2027 : des vents contraires, mais de solides appuis

SAFTI ne cache pas les difficultés à venir. Le taux moyen sur 20 ans a atteint 3,50 % à la rentrée. Le réseau prévoit 3,80 % en fin d’année, et peut-être 4 % à la mi-2027. La capacité d’emprunt va donc baisser, mais modérément. À cela s’ajoutent un climat intérieur jugé anxiogène et des tensions géopolitiques.

Le marché garde pourtant des appuis durables. La pierre reste une valeur refuge pour les Français. Seuls 57 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, ce qui entretient une forte demande d’accession. Les ventes contraintes liées aux « 4D » (divorce, décès, dettes, déménagement) assurent en outre un volume de transactions qui ne descend pas en dessous d’un certain seuil. SAFTI prévoit ainsi 900 000 ventes en 2027, soit environ 2 % de moins qu’en 2026. Les prix devraient baisser de 2 % au plus, ce qui servira de variable d’ajustement. Le réseau vise de son côté une nouvelle croissance de 5 %.

Les acheteurs sont toujours là

SAFTI a commandé à Kantar l’enquête « Vouloir acheter, pouvoir acheter ». Elle a été menée du 1er au 13 octobre auprès de 1 156 prospects qui avaient contacté le réseau. Parmi eux, 71 % veulent toujours acheter et 72 % se disent confiants de pouvoir y parvenir. L’élection présidentielle de 2027 pèse peu : 64 % des répondants estiment qu’elle n’a aucun effet sur leur projet. Leurs motivations sont surtout personnelles : la situation familiale (41 %), un apport suffisant (40 %) et l’envie de ne plus attendre (27 %).

La principale difficulté n’est pas le financement. Elle est de trouver le bon bien. Les deux tiers des répondants (66 %) disent ne pas trouver de logement qui corresponde à leurs critères. Les prix jugés trop élevés sont cités par 41 % d’entre eux, et les taux par seulement 9 %. « Les acheteurs sont toujours là. Dans un marché plus exigeant, la négociation est essentielle », résume Gabriel Pacheco.

Travaux et localisation, les compromis qui débloquent

Les acheteurs s’adaptent. Parmi ceux qui cherchent encore, 55 % ont déjà fait évoluer leur projet, d’abord en élargissant leur zone de recherche (27 %). Au total, 75 % se disent prêts à faire des concessions : accepter des travaux (34 %), changer de secteur (24 %) ou réduire la surface (19 %). Selon Gabriel Pacheco, les 6 500 conseillers du réseau doivent rendre ces arbitrages lisibles, c’est-à-dire clarifier le coût total, le financement et le compromis consenti sur le logement.

Vincent Jeanbrun a fait la même lecture : « les Français n’ont pas renoncé à devenir propriétaires ». Le ministre estime que c’est à l’État de lever les freins, et il entend le faire avec le projet de loi « Relance logement ». Le texte doit redonner confiance aux investisseurs, soutenir l’accession et remettre des logements sur le marché.

Un marché qui s’ajuste plutôt qu’il ne cale

Cette conférence montre un marché plus exigeant, mais pas à l’arrêt. La demande reste là et les acheteurs s’adaptent. Le travail du professionnel, qui conseille, estime et négocie, redevient décisif. En 2027, le marché dépendra de ce savoir-faire sur le terrain et des outils que la loi doit apporter.

https://lemedia.immo

https://www.safti.fr/

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