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Unis 2026 : Totem

Jerome ARMAND
Jerome ARMAND

Journaliste

Invités : Natacha Michelin · Sophie Carbuccia
Sociétés citées : Totem

Unis 2026 : Toits-terrasses, châteaux d’eau, terrains agricoles : Totem révèle la valeur cachée du foncier

A l’occasion du congrès Unis 2026, nous avons reçu Totem, Filiale d’Orange créée en 2021. Totem se présente comme le « foncier des télécoms ». Sa mission consiste à transformer des espaces inutilisés en points d’appui pour les réseaux mobiles. Syndics, administrateurs de biens et propriétaires ont tout intérêt à regarder leurs toits d’un autre œil.

On parle beaucoup de la valeur verte d’un immeuble, de sa performance énergétique ou de son emplacement. On parle moins de ce qui se trouve au-dessus de la tête des copropriétaires. Un toit-terrasse inoccupé, un terrain en bordure d’exploitation ou un château d’eau communal peuvent pourtant devenir des actifs à part entière. C’est le pari de Totem, une « tower company » née en 2021 au sein du groupe Orange.

Le foncier au service de la connectivité

Le métier de Totem tient en une idée simple : développer et mutualiser les infrastructures de télécommunication mobile pour le compte des opérateurs. Concrètement, l’entreprise loue des emplacements (terrains, toits-terrasses, points hauts) pour y installer des mâts ou des antennes qui supportent les réseaux 3G, 4G et 5G.

Ce positionnement de « foncier des télécoms » parle naturellement aux professionnels de l’immobilier. Totem ne vend pas de forfaits ni de services aux abonnés. Elle sécurise des emplacements, construit et gère les infrastructures, puis les met à disposition de plusieurs opérateurs. Son ambition est de valoriser le patrimoine français en y accueillant les équipements réseau dont le pays a besoin.

Les installations ne se limitent pas à la téléphonie grand public. Les sites peuvent aussi accueillir des équipements destinés aux pompiers, à la police ou à divers systèmes radio. Un même toit peut ainsi contribuer à la fois au confort numérique des habitants et à la sécurité publique.

Un interlocuteur unique au lieu de plusieurs opérateurs

Pour un propriétaire ou un gestionnaire, la mutualisation change beaucoup de choses. Sans elle, il faut négocier avec chaque opérateur séparément : plusieurs contrats, plusieurs interlocuteurs, plusieurs chantiers. Avec Totem, le propriétaire n’a affaire qu’à un seul partenaire, quel que soit le nombre d’opérateurs hébergés sur le site.

Cette simplicité pèse lourd pour les syndics et les administrateurs de biens, déjà très sollicités par la gestion courante des immeubles. Totem met également en avant la sécurité des installations, dont elle garantit le suivi, et un dispositif pensé pour décharger le propriétaire des aspects techniques.

Des revenus pour des espaces qui n’en produisaient pas

L’argument financier est évident. Un toit-terrasse sans usage ne rapporte rien à une copropriété. Mis à disposition pour l’installation d’antennes, il génère un revenu locatif régulier. Ce revenu peut alléger les charges ou contribuer à financer des travaux, ce qui n’est pas négligeable en pleine période de rénovation énergétique et de hausse des coûts d’entretien.

Les cibles de Totem sont nombreuses : syndics de copropriété, administrateurs de biens, grands bailleurs, municipalités, mais aussi propriétaires privés. L’exemple de l’agriculteur est parlant : une parcelle en bordure d’exploitation peut accueillir un pylône et devenir une source de revenus complémentaire, sans gêner l’activité principale.

Répondre à la saturation, y compris en ville

On associe souvent les problèmes de réseau aux zones rurales isolées. La réalité est plus nuancée. Même en milieu urbain, la saturation guette : les usages explosent, la vidéo et les services en ligne consomment toujours plus de données, et certaines zones restent mal couvertes. Il arrive encore qu’on ne capte rien au cœur d’une ville.

Multiplier les points d’implantation est l’une des réponses. Chaque nouveau site soulage le réseau et améliore la qualité de service pour les habitants, les commerces et les entreprises du secteur. En accueillant une antenne, un immeuble contribue donc aussi à l’attractivité de son quartier.

L’antenne qui ne se voit pas

Reste la question qui fâche souvent en assemblée générale : l’impact visuel. Totem s’attache à le limiter en intégrant les installations dans leur environnement. En ville, les antennes peuvent prendre l’apparence de fausses cheminées ou de faux arbres. En zone rurale, elles s’appuient volontiers sur des structures existantes comme les châteaux d’eau ou les clochers d’église.

L’entreprise revendique par ailleurs une démarche RSE, notamment en recyclant les infrastructures devenues inutiles. Un site qui n’a plus de raison d’être n’est pas laissé à l’abandon.

Des communes aux syndics : un nouveau terrain de prospection

Grâce à son lien historique avec Orange et à des contrats souvent anciens, Totem est déjà bien identifiée par les communes et les grands bailleurs sociaux. Le défi porte aujourd’hui sur de nouveaux publics. L’entreprise mène une prospection active auprès des syndics de copropriété et des administrateurs de biens, encore peu sensibilisés au sujet.

Son message est clair : beaucoup de propriétaires ignorent la « valeur cachée » de leurs toits. Pour les professionnels de la gestion immobilière, c’est l’occasion d’apporter à leurs mandants une source de revenus inattendue, avec un service à la clé.

lemedia.immo

https://www.totemtowers.com/fr/

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